lundi 29 avril 2013

À vos agendas! Le temps des colloques annuels est arrivé!

 Une fois la session terminée, plusieurs activités reliées à notre profession s’offrent à nous. Ces activités visent habituellement le perfectionnement pédagogique ou disciplinaire. En plus des colloques reliés à notre discipline d’enseignement, il y a les colloques de l’AQPC ou de l’ACPQ, bien organisés et de bon niveau. Ces rendez-vous annuels sont importants pour notre développement personnel et professionnel, pour le développement et le rayonnement de notre discipline d’enseignement et pour veiller sur les programmes dont nous sommes responsables. Il y a sans doute plusieurs bonnes raisons d’y assister : se ressourcer, se perfectionner, se réseauter, échanger, créer des liens, avoir du plaisir…  

Les cégeps se sont construits sur un principe de collégialité et les professeurs ont généralement été à la hauteur de leurs responsabilités. Les défuntes coordinations provinciales disciplinaires amenaient une forme de concertation entre les collèges du réseau. Depuis leur démantèlement en 1992, des associations disciplinaires ont pris le relais en sociologie (1992), en histoire (1995), en psychologie (1995) et tout récemment en économie. Ces associations existent grâce au travail bénévole de nos collègues. Ils répondent à différents besoins, dont celui de nous épauler mutuellement pour nous perfectionner ou encore, celui de découvrir des solutions variées aux problèmes que nous partageons inévitablement. Il faut nous en préoccuper, mettre l’épaule à la roue, cela fait partie de nos responsabilités professionnelles. N’oubliez pas d’inclure, dans votre choix d’activités de fin d’année, la journée d’étude du Réseau des sciences humaines (RSHCQ)…

Alors, vous pouvez mettre à votre agenda les événements suivants qui vous concernent :

Le colloque économie : Collège de Maisonneuve, 10-11 juin. Formons-nous adéquatement en économie au collégial? rmunger@cmaisonneuve.qc.ca

Le colloque histoire : Cégep Ste-Foy, 5 au 7 juin. Histoire de plaisirs.  http://www.aphcq.qc.ca/

Le colloque psychologie : Cégep de l’Outaouais, 10-11-12 juin. Le colloque des invincibles. http://apprcq.org/APPRCQ/Colloque.html

Le colloque sociologie : Cégep Limoilou, 3-4 juin. L’activisme à l’ère du numérique
Dynamisme ou inertie? Le rôle de la technologie dans l’action collective
 http://www.appsc.koumbit.org/

La journée d’étude du RSHCQ, programme Sciences humaines : Collège Édouard-Montpetit, 12 juin. Quel avenir pour le programme des sciences humaines? http://rshcq.blogspot.ca/

Deux colloques généraux pour les professeurs et autres intervenants des réseaux public et privé
Le colloque de l’AQPC se tiendra au Centre Sheraton à Montréal du 5 au 7 juin. http://www.aqpc.qc.ca/colloque
Les ateliers pédagogiques de l’ACPQ (Association des collèges privés) auront lieu les 27 et 28 mai à Saint-Sauveur.  http://www.acpq.net/

Claire Denis

Colloque du SIC

 
 
 

dimanche 21 avril 2013

APPEL À TOUS !

À la recherche d’une personne-ressource, enseignant en Sciences humaines,
en mesure d’offrir un atelier traitant des deux volets suivants :
TBI Smartboard /tébéiciel Notebook

En tant que Chargée de projet – Volet francophone à l’APOP,  j’ai la responsabilité d’identifier des personnes-ressources compétentes en mesure de dispenser des activités de perfectionnement (en ligne ou en mode présentiel)  relativement à l’intégration pédagogique des technologies. En effet, notre organisme a pour mission d’offrir des activités de perfectionnement aux réseaux collégial et universitaire dans le but de soutenir les enseignants, les professionnels et autres catégories de personnel au regard de l’implantation d’une approche technopédagogique dans leurs tâches professionnelles courantes.

Vous devinez d’ores et déjà, j’imagine, la raison d’être de ma démarche auprès de vous….

Alors, sans plus tarder, passons aux informations concernant l’activité de perfectionnement :

·         Sujet : TBI Smartboard et tébéiciel Notebook
·         Mode : en présentiel
·         Durée : 3 heures
·         Date : lundi 3 ou 10 juin 2013
·         Participants à l’atelier : enseignants en sciences humaines

·         S’interrogeant quant à la pertinence d’investir temps et énergie sur un TBI/Notebook, le groupe d’enseignants souhaite travailler avec une personne-ressource ayant expérimenté  Notebook en Sciences humaines (principalement en géographie) afin de

o   se familiariser avec l’outil;
o   discuter des applications concrètes possibles;
o   d’échanger relativement à l’expérience de la personne-ressource en lien avec l’outil;
o   de réfléchir à la façon d’intégrer l’outil à son enseignement.

·         L’activité consisterait en une présentation de différentes applications pédagogiques en sciences humaines avec nécessairement quelques applications en géographie.

Si d’aventure vous souhaitez offrir cet atelier, n’hésitez surtout pas à me contacter  pour obtenir de plus amples informations notamment au sujet de l’élaboration du scénario pédagogique, des honoraires de prestation et des frais de déplacement.

Bonne fin de session à toutes et tous,

Marie-Jeanne Carrière
Chargée de projet | Volet francophone
581 981 7002  poste 219
mjcarriere@apop.qc.ca
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mercredi 10 avril 2013

Prof de cégep ; j’adore encore…

Ça fera bientôt vingt ans que j’enseigne les sciences sociales au collégial. Vingt belles années !  Je me souviens encore du premier cours officiel que j’ai donné. Que j’étais nerveux!  J’en tremblais. Pourtant j’avais préparé mon cours durant des heures. En début de carrière, j’ai passé tellement de temps à préparer des cours. C’est la phase informative de la profession. J’ai couru après des définitions de concepts, j’ai fabriqué des réseaux de concepts, j’ai cherché des exemples pour illustrer des concepts. Concepts, théories, modèles, …. Puis, j’ai préparé des exercices, des formatifs, des questions-réponses, des choix de réponses, des mots-croisés, des répertoires de signets, des présentations PowerPoint, des formes de pratiques en classe pour susciter la participation des étudiants… Après quelques années d’enseignement, j’ai fini par avoir un bon portfolio de contenus de cours.

De plus en plus en maîtrise du contenu de cours, après quelques années, je me suis davantage intéressé à  la mécanique de l’apprentissage des étudiants. Pour moi, ce fut très  révélateur. Moi j’enseigne, mais eux, comment apprennent-ils? Il y a  35 humains devant moi! Ils entendent tous la même chose, assistent aux mêmes prestations de cours. Mais apprennent-ils la même chose de la même façon? Rien n’est moins sûr! En fait, la réponse, c’est non. 35 humains uniques aux motivations différentes, équipés différemment, aux attentes différentes, disposés différemment… Comment s’ajuster pour faire passer l’essentiel à ces 35 jeunes adultes? Là, durant cette étape de la carrière, j’ai beaucoup fait dans la pédagogie. Bien franchement, je n’ai pas trouvé de réponses satisfaisantes à toutes les questions que je me suis posées durant ces années. En fait, la seule réponse que m’est apparue appropriée : un bon prof, c’est un prof qui organise bien sa matière et surtout, c’est un prof passionné par sa discipline. C’est la passion qui fait la différence –  je crois. La pédagogie, c’est une question d’émotions. Probablement une vocation, oh, mot tellement ringard! Vocation?! Malheureusement, on réduit souvent la pédago à une question de procédures et de raison.

Puis, après une dizaine d’années, j’ai commencé à m’intéresser davantage à la vie départementale et au programme. Personnellement, j’ai été à la coordination départementale pendant 5-6 ans. Animer la vie départementale, préparer les réunions, être en relation avec la direction des études, être au cœur de l’évaluation du programme, ce fut une expérience intéressante mais mitigée. Vu de cette position, il n’y a pas de réponse pour la pédagogie. On gère plutôt des relations de travail.  C’est nécessaire. Ennuyant mais nécessaire.  D’ailleurs, j’ai toujours vu la coordination départementale comme une position près de celle d’un chef syndical. Élu par tes pairs, tu défends leurs intérêts devant la direction. Sans voir la direction comme un patron, il n’empêche qu’elle poursuit parfois des intérêts qui ne concordent pas nécessairement à ceux des professeurs. Durant ces années de coordination, j’ai cherché à construire une vie départementale à partir des demandes des profs. Les demandes que je privilégiais concernaient surtout la pédagogie et l’esprit de corps du département.  Je ne comprends pas trop les CD qui se définissent plutôt comme des contremaîtres qui servent de courroie de transmission de la direction vers les départements.

Depuis quelques années, je suis revenu simple prof. J’avoue bien  humblement que j’ai eu ici  un passage à vide. J’imagine que tous les  profs qui durent dans le métier connaissent cette  baisse de régime. Faut se renouveler, se réinventer comme prof. Mais comment fait-on cela? Après vingt ans, comment se relancer? Moi, je me suis concentré sur la pédagogie. D'autres décident de faire d'autres choses : le syndicat, un poste de cadre, ...

Je suis en train de refaire mes cours avec les moyens technos d’aujourd’hui. Le web 2.0, c’est fascinant! Je réécris actuellement mon cours  de socio de base en pédagogie inversée. C’est là que je trouve ma motivation. Et, c’est incroyable toutes les interrogations que cela suscite. En procédant de la sorte, on cherche continuellement à se mettre dans la peau d’un jeune adulte pour tenter d’en percer le mystère!

Et bien franchement, j’adore encore l’enseignement au collégial. En fait, j’adore l’enseignement parce que j’aime les jeunes. Parce qu’il n’y a rien à faire ; l’enseignement, c’est d’abord une affaire de relations humaines.
Michel Huot, socio. CBA

lundi 8 avril 2013


Lorsque la pédagogie s’oppose aux relations de travail, quel choisir?

À Beauce Appalaches, dans le programme de sciences humaines, depuis plusieurs années, quelques enseignants qui donnent des cours de quatrième session procèdent courageusement à l’éclatement de leurs cours. C’est-à-dire qu’ils bâtissent avec les étudiants des horaires de rencontres individualisées après quelques semaines de cours et suspendent le cours comme tel. Il n’y a donc plus de rencontres en classe mais plutôt des rencontres d’équipe, une par une! Pour le prof, c’est un alourdissement de la tâche très  importante. Généralement, au lieu d’une prestation de  trois heures/semaine, cela signifie plutôt entre 6 et 8 heures. Ces profs-là entrent donc le matin à 8h00 et ressortent le soir vers 16h30 - 17h00. Même la période de dîner ne permet pas de souffler puisque les étudiants tournent autour de ces profs comme des vautours affamés … de connaissances ;- )

Pédagogiquement parlant, c’est assez intéressant. Les profs réussissent à faire faire des travaux de fort calibre aux étudiants. Des recherches intelligentes sur les moteurs de recherche (Eureka, Repère, Cairns, etc…), des médiagraphies, des citations et des notes de bas de page bien faites, une problématique  bien documentée, un texte bien structuré, bref, les étudiants finissent par faire un travail de recherche fort acceptable. De plus, certains profs les forcent à présenter leurs résultats en séminaire avec l’aide d’un Powerpoint ou d’un Prezi accrocheur. D’autres font faire des affiches qu’on expose dans le corridor du département. Et ils insistent ad nauseam sur la qualité du français…

Lorsqu’on discute de cette façon de faire avec les étudiants, ils apprécient cette approche bien que ça augmente aussi leur charge de travail.  Ils en retirent une plus-value – et le reconnaissent.

Maintenant, depuis quelques années, plusieurs acteurs du milieu ne semblent pas apprécier cette façon de faire – à la grande déception de ces profs. D’abord, mal informés, certains profs de d’autres départements voient cette méthode pédagogique d’un mauvais œil. La classe étant vide, ils croient que les profs ne travaillent pas! Cela va s’en dire toute la frustration que cela crée chez les profs qui procèdent de cette façon. Certains parents  croient que leurs enfants ont terminé prématurément leur cours, puisqu’ils ne rencontrent plus leur professeur aux heures prévues dans l’horaire. Une autre frustration… Et maintenant, le syndicat et la Direction des études s’en mêlent, prétextant que cette approche pédagogique ne respecte pas à la lettre la convention collective et le REC (Régime de l’enseignement collégial). En effet, chaque étudiant inscrit au cours a droit à ses 45 heures contacts avec son enseignant. Or, en éclatant le cours dans le milieu de la session pour faire des rencontres individualisées par équipe d’une demi-heure, l’étudiant n’a pas formellement ses 45 heures. Dans le calcul de la tâche, cela pose problème concernant les PES (périodes-étudiants-semaine.

Maintenant, cette approche pédagogique produit des fruits! À Beauce-Appalaches, lors de notre évaluation de programme, on a constaté que nos étudiants réussissaient mieux à l’université, qu’ils étaient plus persévérants et qu’ils étaient mieux orientés. Donc, organisé comme il est, notre programme fait du bon travail! Alors, pourquoi briser une formule gagnante? Que doit-on privilégier ici? La convention collective ou l’approche pédagogique qui a fait ses preuves?

Et chez vous, dans votre collège, cette formule des cours éclatés est-elle utilisée? Si oui, est-ce que le syndicat et la Direction des études s’en sont  mêlés? N’hésitez pas à commenter… Merci.

samedi 6 avril 2013

Concours de rédaction de travaux sur l’Antiquité parrainé par la Fondation Humanitas et la Société des Études Anciennes du Québec

 

Vous couvrez un peu ou beaucoup de notions de l’Antiquité gréco-romaine dans vos cours au niveau collégial ? Vos étudiants ont choisi l’Antiquité comme sujet de projet de fin de programme ?
 
Dans le but de promouvoir les études anciennes et de sensibiliser les étudiant-e-s des cégeps aux richesses des civilisations anciennes, la Société des Études anciennes du Québec (SÉAQ) et la Fondation Humanitas organisent un concours visant à primer les deux meilleurs travaux réalisés dans le domaine des études anciennes au cours de l’année scolaire 2011-2012.

 

Pour participer, il suffit que les professeur-e-s sélectionnent les meilleurs travaux qui leur seront remis dans le cadre de leurs cours et en envoient une copie, avec les coordonnées complètes (adresse postale et courriel) du professeur et de l’étudiant à la personne responsable du concours, au plus tard le 7 juin 2013, à l’adresse suivante :

Marie-Pierre Bussières, Département d’études anciennes et de sciences des religions,
Université d’Ottawa, 70 ave Laurier est, Ottawa ON, K1L 6N5

ou par courriel à mbussier@uottawa.ca

 

Les travaux seront soumis de façon anonyme à un comité formé de trois professeurs, qui attribuera les prix d’excellence suivants : le Prix Humanitas (300$ en bons d’achats dans une librairie près de chez vous) et le Prix SÉAQ (300$ en bons d’achats  dans une librairie près de chez vous). Les critères de correction sont les suivants : recherche et contenu (50%), maîtrise de la langue (20%), maîtrise du discours (30%). La qualité de la langue est un facteur déterminant. La décision du jury est sans appel. Les résultats seront annoncés au mois d’octobre et les prix remis peu après.
 
Tous les étudiant-e-s des cégeps peuvent participer à ce concours, y compris ceux qui ont déjà remporté des prix. Il faut cependant que les travaux soient soumis par les professeurs. Aucun travail ne sera retourné aux participant-e-s, à moins que ces derniers ne fournissent une enveloppe-réponse suffisamment affranchie.

 
http://www.seaq.uqam.ca/