lundi 21 mai 2012

Quelques mises en garde - à propos des médias

Bonjour

Je viens de lire avec intérêt votre billet.

La grève des étudiants contre la hausse des frais de scolarité;
Dis-moi quel média tu consultes et je te dirai si tu es rouge ou vert!
http://rshcq.blogspot.ca/2012/05/lagreve-des-etudiants-contre-la-hausse.html

 Je suis heureux que vous vous intéressiez au phénomène médiatique.  Toutefois, je me permets quelques mises en garde.

1- Ne mélangez pas contenu journalistique et commentaires.
Chaque média compte des commentateurs qui sont libres de leurs orientations et peuvent avoir un parti pris dans la mesure où ils ont la capacité de le défendre.  Le reporter lui doit simplement rapporter la nouvelle de la façon la plus objective et équilibrée qu’il est possible de le faire.  Comme vous vous en doutez ça donne des contenus très différents.

2- Ne mélangez pas commentateur et éditorialisteComme je viens de le mentionner, le commentateur ou chroniqueur doit prendre position et la défendre, même si elle est à l’opposé de celle du journal.  L’éditorialiste lui représente la vision et la position du journal et la défend.  D’un côté, vous pouvez donc avoir Rima Elkouri et Michèle Ouimet et d’un autre André Pratte.  La dualité des opinions permet  une richesse des points de vue.

3- Média et journalisteDonc, la position éditoriale n’a rien à voir avec celle d’un reporter ou d’un chroniqueur.

4- Orientation des médiasPour analyser le contenu de chaque média, je peux vous confirmer qu’aucun média n’a une position unilatérale.  Même si on pouvait être tenté de la croire, de façon très rationnelle je pourrais prendre chacun des médias traditionnels et vous démontrer sans mal que chaque média compte des contre-partis.  Quand un débat devient aussi émotif, c’est normal de croire le contraire.  Dans le contexte actuel, on manque beaucoup de recul.  D’ailleurs, j’avoue qu’il temps que certains lancent un appel au calme.  De plus, je vous confie confidentiellement que depuis 2 semaines, nous remarquons qu’un mot est chaque jour utilisé un peu plus dans les médias sociaux et surtout à la radio hors-Montréal. Il s’agit du mot “armée”.  La masse des médias ne le voit pas encore mais environ tous les 3 jours, le mot armée associé au conflit étudiant voit son utilisation doubler.

5- Crédibilité des médiasLa crédibilité des médias traditionnels est attaquée.  En relations publiques, les centrales syndicales sont les organisations qui utilisent le plus souvent cette stratégie.  Au cours des derniers mois, quand bon nombre de reportages ont lié des “organisations” syndicales à la corruption, plusieurs journalistes ont fait l’objet de menace.  Au lieu de combattre les faits avancés, des leaders syndicaux se sont attaqués aux messagers.  Étonnamment, si bon nombre de citoyens remettent en question la crédibilité des médias traditionnels, ils n’hésitent pas à accorder de la crédibilité à la folle rumeur lancée sur Twitter voulant que Gabriel Nadeau-Dubois soit le fils de Pascal Nadeau (fille de Pierre Nadeau).

Même si les médias traditionnels sont constitués d’égos et parfois de raccourcis agaçants ils jouent un rôle fort positif dans l’ensemble des enjeux de société.  En fait, bien que nos médias soient à mon avis trop régionaux et pas assez ouvert au reste du monde, je ne vois pas vraiment de grandes différences entre nos médias et ceux qu’on peut trouver un peu partout.

J’ajouterais que si CUTV avait avantage à s’ouvrir aux différents angles et idées en se trouvant aux côtés des médias traditionnels, elle ajoute au moins une richesse au débat en donnant de la diversité.

Voilà pour tout de suite.

Bonne journée !

Jean-François Dumas
Président
Influence communication

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