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mercredi 16 mai 2012

Pétition pour soutenir leprojet du TrensQuébec

Vous souvenez-vous du billet portant sur le monorail Trens-Québec? Il était paru au mois de novembre. (  http://rshcq.blogspot.ca/2011/11/le-trensquebec-un-projet-structurant-au.html),

Une pétition est maintenant ouverte à l'Assemblée nationale pour soutenir le projet du Monorail TrensQuébec. Pourriez-vous prendre un moment pour signer cette pétition - si cela vous enchante. Elle pourrait avoir un impact très important en faveur du Monorail.

La pétition à l'Assemblée nationale du Québec


vendredi 11 novembre 2011

Plusieurs bons longs métrages qui démontrent que les sciences humaines ont de quoi à dire!

Plusieurs bons longs métrages sont parvenus sur nos écrans récemment : cinéma d'auteur, documentaires... Un cinéma intelligent qui nous fait réfléchir et qui nous sort d'un cinéma d'entertainment, cancer de la pensée humaine. Ces films démontrent à leur manière que la pensée critique et la pensée morale ont plus que jamais leur place dans une société sur le bord de la crise de nerf! Les sciences humaines ont beaucoup à dire sur l'homme, le pouvoir, la société.

Après République : un abécédaire populaire et Laurentie, voici Survivre au progrès et Trou Story, deux documentaires qui dénoncent les mécanismes d'exploitation de la nature, nature humaine incluse.

Dans Survivre au progrès, on réfléchit à l'agression que l'homme pratique sur la nature afin de nourrir la bête qu'est devenue la société de consommation. Les rapports sociaux de production conduisent l'homme à sa perte. En fait, la domination de la nature par l'homme amène aussi la domination de l'homme par l'homme. Comme Marx avait raison! La financiarisation de la planète n'est pas une bonne chose! C'est la concentration du pouvoir dans les mains d'une poignée de personnes à la tête des corporations les plus puissantes. J'utiliserais certainement ce film dans un cours comme illustration à plusieurs concepts de sociologie, de sciences politiques, d'histoire et d'économie!



Dans Trou Story,  Richard Desjardins et Robert Monderie expliquent comment s'est développée l'exploitation minière en Abitibi - et dans le nord de l'Ontario. Le plus choquant dans ce film, ce n'est pas tant les abus des compagnies exploitantes (Tout le monde a lu Germinal!) que l'inertie des gouvernements provinciaux qui se sont toujours écrasés devant la puissance des minières. S'il y a une chose qui doit être re-valorisée dans nos sociétés actuellement, c'est bien le rôle de l'État et sa capacité d'intervention au nom du bien commun! L'idéologie (un autre concept que les étudiants ont de la difficulté à comprendre) de gauche doit être revampée avec un peu de sauce environnementaliste et un peu de saveur collective.



Dans la même veine, il faut consulter Trou story, un site interactif où l'on peut exploiter sa propre mine. Ce site a été mis sur pied par l'ONF en lien avec le documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie. Très pertinent.


Bien utilisée dans un cadre pédagogique sérieux pour illustrer des théories, des schémas de concepts, la production cinématographique demeure un outil très efficace. Replacer le film dans le contexte théorique ne suffit pas cependant. Les étudiants doivent aussi réaliser une production écrite afin de valider s'ils ont bien compris la leçon. C'est en général la partie qu'ils aiment moins.

mardi 8 novembre 2011

«Laurentie» ou le mal identitaire latent

«Laurentie» ou le mal identitaire inquiétant

OUF! La bande annonce choc du film Laurentie, sorti en salle le 28 octobre, touche à un sujet tabou : la dynamique de l'identité québécoise. C'est de la dynamite! 


L'identité québécoise s'est toujours construite par rapport à cet Autre, «l'Anglais». Dans Génèse de la société québécoise, Fernand Dumont l’explique très bien.

Le film touche à des sentiments humains qui, espérons-le, ne sont pas collectifs! L'envie, la jalousie, l'estime de soi négatif. Lorsqu'on pense qu'«Eux-autres», ils sont meilleurs que «Nous-autres», on finit par s’abaisser. Et on finit par cesser de  s’aimer. Et, dans un cas pareil, il peut arriver trois choses : se complaire dans l’indifférence, s’autodétruire ou trouver un bouc émissaire et l’attaquer. Dans le film, ça conduit les personnages vers le repli identitaire, l'insignifiance et une forme d'autodestruction.

Le Québec serait-il rendu là? Après deux référendums perdus, à courts de projets collectifs rassembleurs, de plus en plus minoritaire au sein du Canada, divisé et replié dans le privé, gangréné par la corruption et la collusion, le Québec vit des années très sombres – comme l’Occident en général d’ailleurs. À sa manière, le Québec vit comme une fin de régime. Il faut le réinventer. Mais comment? Actuellement, ça cogite. C'est l’heure des réflexions… Les sciences humaines doivent contribuer à cette cogitation.

Je n’ai pas vu le film; je ne puis donc pas juger de sa qualité cinématographique. Cependant, par sa thématique, à côté de la problématique identitaire, ce film aborde aussi le thème des rapports conflictuels potentiellement explosifs entre les communautés linguistiques – spécifiquement à Montréal. Basée sur un certain équilibre, la paix linguistique actuelle serait-elle sur le point d’être rompue? Alimentés au ressentiment (c'est l'analyse du film), comment les Québécois francophones réagiront-ils dans les prochaines années?

Chose certaine, de façon latente dans la société montréalaise notamment, le malaise linguistique sera toujours un phénomène avec lequel il faudra composer. C’est du carburant qui peut mener à des actions explosives. Politiquement, il faut nécessairement composer avec ce carburant volatile. On le canalise et on en fait quelque chose de positif. Ou, on le contient. Mais il ne faut surtout pas balayer le problème sous le tapis. Ça risque de nous sauter dans la face! Les politiciens actuels ont peut-être choisi de se mettre la tête dans le sable - ou sous le tapis.

Michel Huot, sociologie, Beauce-Appalaches

jeudi 3 novembre 2011

Le monde en stats ou les stats du monde

Pour ceux qui n'ont pas encore vu le worldometers! Ça fait réfléchir! Tous ces algorythmes qui défilent à des vitesses variables.


Cliquez pour consulter

Avec ces stats, on constate jusqu'à quel point le modèle de développement actuel est difficilement soutenable : la production de télévisions, téléphones cellulaires, voitures, l'exploitation pétrolière et gazière, tout cela ne pourra pas durer! Mais avec les dépenses militaitres, on le soutient! Et durant ce temps-là, les émissions de gaz carboniques explosent!

 Les dépenses pour la vente illégale de drogue m'impressionnent! C'est immoralement très payant! 



dimanche 30 octobre 2011

L'air du temps : l'immobilisme social

Le Québec arrive à un carrefour. Il ralentit mais ne sait pas dans quelle direction aller. Tournera-t-il à droite, à gauche?  Il ne se branche pas, tergiverse, placote, discute, jase, en parle... Il se cherche, ne se trouve pas, tourne en rond et n'agit pas. Pas de projet rassembleur mobilisateur, pas de goût d'entreprendre de virage. Ou pas le temps? Le temps nous fait courir à en perdre le souffle : garderie, déplacements, travail, argent, argent, argent. Et les plus jeunes, eux, ils sont sur Facebook, atomisés dans leur univers narcissique.

Une chance qu'il y a le Canadien - ou un quelconque produit culturel jetable après usage (Occupation double, et cie) ;). Cynique, le citoyen choisit de demeurer dans le privé, discutant entre amis de collusion, de corruption et autres malaises de la civilisation.

C'est l'air du temps! Plusieurs productions sont parus récemment pour tenter de mettre le doigt sur le bobo et de tracer des «pistes de direction». Pour réfléchir et/ou rafraîchir votre discours, surtout pour tenter de sensibiliser vos étudiants, voici deux productions à voir ou à lire:

À voir bientôt sur un écran, un documentaire :  République : un abécédaire populaire
À lire en attendant, un essai : De quoi le Québec a-t-il besoin?

Bon week-end.